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Les Techniques en Escalade ...

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En escalade, la chute a longtemps été source d'angoisse et... de contusions multiples. Mais les techniques ont évolué et, fort heureusement, le matériel aussi. Actuellement, si les conditions favorables sont réunies, voler ne présente plus aucun danger...

 

 

La peur de la chute

 

Corde, harnais et dispositifs d'assurage sont conçus pour amortir et arrêter une chute en douceur. Il n'empêche que chez nombre de grimpeurs peu habitués à passer en tête, l'angoisse demeure. Il est vrai que deux mètres au-dessus du dernier point d'ancrage, la chute est peu engageante. Bien souvent, sa seule perspective suffit à paralyser le grimpeur et à rendre ses gestes imprécis. Pour qui n'à pas eu son baptême du feu ou pour quelqu'un qui est resté sur une expérience malheureuse, la chute limite, voire inhibe la progression.

 

Il est donc nécessaire de l'apprivoiser et de se libérer de sa peur ; c'est même une étape clé de l'apprentissage.

 

Tout d'abord, il faut savoir que plus le niveau technique de la voie augmente, plus le risque de se blesser en tombant diminue... Le relief de la voie s'estompe, la paroi se redresse, les risques d'accrochages s'écartent.

 

Ensuite, plus le grimpeur s'élève dans la voie, moins le choc est sensible. La longueur de corde disponible pour amortir le vol augmente et le facteur de chute diminue.

 

Par ailleurs, sur les sites d'escalade bien aménagés, l'appréhension de la chute est limitée par une multiplication des points de protection, mais aussi par un agencement logique de ces derniers.

 

La chute n'est pas si terrible qu'il n'y paraît. Elle n'est pas plaisante pour autant - quoique certains en redemandent - , mais elle fait partie du jeu de l'escalade et doit être acceptée comme telle : ni comme une expérience aussi effrayante qu'exceptionnelle, ni comme un échec,  mais simplement comme une limite, une limite qu'il est parfois utile de fréquenter pour pouvoir progresser.

 

La maîtrise de soi est une qualité évidente chez le grimpeur. Elle s'acquiert avant tout par expérience.

 

   

 

 

 

 

 

Savoir voler 

 

Pour intégrer rapidement dans sa progression le paramètre incontournable de la chute, il est conseillé de s'essayer à l'escalade en tête dés ses premières sorties en falaise ou en mur. Certes, grimper en second est plus confortable, plus rassurant, mais rapidement les mauvaises habitudes s'installent. Il suffit que les positions de cordée s'inversent pour que le grimpeur, habitué à sa position " royale " de second, se trouve en situation de blocage.

 

Grimper en tête implique inévitablement vivre de la chute, d'en comprendre les mécanismes, de l'assimiler et de l'intégrer dans sa crainte à la pratique de l'escalade. Le premier vol se produira par surprise, parce qu'un pied aura glissé, une main lâché prise ; il pourra aussi de faire volontairement, histoire de tenter le diable...!

 

L'apprentissage du vol doit être progressif et respecter quelques règles de sécurité : préférer une fin de longueur, prévenir son assureur, choisir un point d'ancrage solide et une zone de réception plutôt lisse, veiller au bon positionnement de la corde.

 

Une fois projeté dans les airs, la technique de vol s'acquiert rapidement. Il faut se repousser au maximum du rocher, se tenant ou non à la corde - uniquement sur le brin relié au harnais. Le regard reste fixé vers la piste d'atterrissage et les jambes, légèrement fléchies et orientées vers la paroi, se préparent à amortir le choc.